La ségrégation des Afro-Canadiens

Le rêve de la terre promise ne s'est pas vraiment accompli. À l'instar d'autres minorités visibles, les Afro-Canadiens ont été victime de discrimination.

Africville

Parmi les provinces atlantiques, c'est en Nouvelle-Écosse, où l'on trouve la plus forte concentration de Noirs, que la discrimination raciale, particulièrement envers les Noirs, était la plus visible.

Désireux de vivre loin de la discrimination des Blancs, les Noirs fondèrent, après la guerre de 1812, un quartier appelé Africville, au nord d'Halifax. Les Noirs d'Africville étaient propriétaires de leur terre, de leur maison et de leur commerce. Même s'ils payaient des impôts, ils n'avaient ni eau courante, ni réseau d'égout, ni service d'incendie, ni service de police. Africville deviendra le symbole de la lutte contre la ségrégation raciale.

Les Noirs de la Nouvelle-Écosse ne disposent alors d'aucun pouvoir politique, d'aucune reconnaissance sociale, ni d'aucun poids politique. La communauté a été démantelée de force de 1964 à 1969, les maisons rasées et ses habitants ont été réinstallés dans des logements sociaux sans leur consentement. La façon dont les autorités ont agi sans égards envers la communauté noire d'Africville montre l'injustice avec laquelle les Afro-Canadiens ont été traités.

Dernièrement, le gouvernement a reconnu l'erreur de jugement qu'il avait commise à l'époque et s'est excusé auprès de la population noire.