L’orientation sexuelle

Les différents types d’orientation sexuelle

L'orientation sexuelle se caractérise par une attirance amoureuse et physique pour une personne du même sexe ou du sexe opposé.

Il y a trois orientations sexuelles: hétérosexuelle, homosexuelle et bisexuelle. En outre, il existe un penchant asexuel, ou absence d'inclinaison sexuelle.

L’acquis ou l’inné

Il est important de comprendre qu'on ne choisit pas son orientation sexuelle, mais qu'il s'agit d'une attirance physique et émotive que l'on ressent pour une personne.

Plusieurs dizaines de milliers d’études ont été réalisées sur les causes de l’homosexualité. Pourtant, aucune n’a pu statuer sur des conclusions qui soient valides scientifiquement et généralisables à l’ensemble des personnes homosexuelles (Dorais, 1994). Ainsi, il est impossible de déterminer si l’homosexualité est innée ou acquise.

Ce qui est certain, c’est que l'orientation sexuelle est attribuée par l'individu à ses sensations et à ses conceptions personnelles.

Par ailleurs, le comportement sexuel d'une personne peut être différent de son orientation. Par exemple, dans le cas des religieux, l'abstinence sexuelle n'est pas toujours la conséquence d'une orientation asexuelle.

Des personnes peuvent pratiquer une sexualité différente de leur orientation si elles y sont contraintes par des circonstances principalement sociales (soumission à une autorité réelle ou imaginée) ou matérielles (incarcération en milieu unisexe).

L’homophobie

On appelle homophobie toute manifestation de discrimination, d'exclusion ou de violence à l'encontre de personnes considérées homosexuelles, dont le gay-bashing, terme qui nous vient de l'anglais.

Même si les situations de discriminations et de violence vécues par les personnes homosexuelles peuvent s'apparenter à celles vécues par d'autres groupes minoritaires, elles se distinguent toutefois par certaines caractéristiques propres aux réalités des gais et des lesbiennes.

En effet, l'homosexualité est encore souvent vécue de façon cachée, inavouée ou clandestine en raison de contraintes sociales, morales ou religieuses.

L'homophobie contribue à l'attristant constat que les jeunes hommes homosexuels ou bisexuels fassent de 6 à 16 fois plus de tentatives de suicide que les jeunes hommes hétérosexuels.

La légalisation de l’union civile

En dépit d'une homophobie latente, la reconnaissance des droits des homosexuels fait de grands pas dans les pays occidentaux.

La Journée mondiale de lutte contre l'homophobie est organisée chaque année le 17 mai, car c'est le 17 mai 1990 que l'Organisation mondiale de la santé a supprimé l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

La Charte des droits et libertés de la personne du Québec interdit la discrimination, peu importe l'orientation sexuelle.

Au Québec, en juin 2002, l'Assemblée nationale adoptait la loi instituant l'union civile au bénéfice des couples formés de personnes de sexe différent ou de même sexe. Avec l'union civile, la loi québécoise reconnaît désormais trois types de conjugalités : les conjoints unis dans le mariage, les conjoints de fait et les conjoints unis civilement. L'union civile équivaut au mariage et permet, au Québec, à des parents homosexuels d'être homoparentaux, donc d'avoir la responsabilité d'enfants.

Au Canada, le gouvernement fédéral a adopté le 28 juillet 2005 la Loi sur l'union civile visant à légaliser l'union civile entre conjoints de même sexe.